Feedback en 3 parties sur ma rentrée initiatique de 2020

Partie 1: Mes récoltes de roses de l'année 2019-2020 écoulée

En cette année écoulée de 2019-2020, de toutes les situations qui se sont présentées à moi et des expériences vécues, j’ai compris et accepté que je suis aimée, que j’ai le droit d’être aidée, soutenue et même portée !
J’ai compris que vivre n’est pas une lutte ou un danger à anticiper mais un plaisir à cueillir.
J’ai accepté qu’essayer et oser des choses nouvelles étaient déjà un tout en soi.
J’ai compris aussi à quel point il est nécessaire que je crois, que je m’active et persévère dans la construction quotidienne de mon bonheur car, tout simplement, j’y ai droit.

Moi, comme mon bonheur, nous en valons la peine : les efforts, les essais, les ratés, les émotions inconfortables, les remises à zéro, les désillusions, les points de départ, les frustrations, les recommencements, la rigueur, la patience, les changements, la discipline, l’espérance, la distanciation avec les pensées négatives et la foi.

Toute cette peine, ça compte et j’accepte.
Toutes ces actions qui me poussent là où ça pousse pour moi, ça en vaut la peine.

A l’automne 2019, mon intention et résolution était d’équilibrer mon masculin négatif intérieur en déployant mon féminin sacré.
Pourquoi une telle résolution pour une femme ?

Parce que depuis toute petite, on m’a conditionnée au fait qu’il est dangereux d’être une femme, que je ne suis pas une priorité, que je n’ai absolument pas le droit de ressentir, d’agir selon mes valeurs et de choisir selon mes désirs profonds et mes élans créateurs.
On ne m’a ni autorisé ni appris à m’écouter.
On m’a appris à être « autre », fausse.
On m’a montré à coups de trahisons et d’abandons que j’étais et existais selon la volonté de l’autre.
On m’a entraîné à la sur-adaptabilité et à être tout ce que l’autre attend et désire de moi.
Toute mon empreinte familiale se résume à être condamnée au bonheur et à l’amour de l’autre.
Coupée de mes intuitions, de mes aspirations et de mes limites, j’ai fonctionné aveuglément selon un système binaire depuis mon adolescence: soit je jouais à l’amazone remplie de rage qui n’a besoin de personne ou soit je jouais à la Belle au bois dormant, passive et à la merci de la première personne qui voulait bien la regarder. Soit j’avais la haine, soit j’aimais trop.

Autant dire qu’il ne se passait pas grand chose de constructif… autre qu’une personnalité perfectionniste, dépendante du regard de l’autre, jamais satisfaite et souvent en fuite et en panique.

De cette résolution passé, j’en retiens mon rêve sacré.
Depuis 2016 et depuis avoir touché le fond dans beaucoup de sphères de ma vie, c’est toujours le même rêve sacré qui revient.
Avec un travail de reprogrammation de l’inconscient accompli et spirituel entamé, j’ai compris qu’il n y avait qu’une seule chose qui m’importait : être capable de reconnaître mes besoins et y répondre.

C’est ça qui me manque cruellement.
C’est ça, ma part manquante.
C’est ça, ma mission de vie.
C’est ça, mon Eldorado, mon phare, ma Quête, mon Graal : être une bonne mère pour moi et répondre à mes besoins.

Quotidiennement
Spontanément
Simplement
Amoureusement
Inconditionnellement

Avec cet exercice des récoltes de mon année écoulée, je vois comment je me suis rapprochée de ce rêve sacré mais et aussi, comment je l’ai perdu en chemin…
Mais la vie est magique, abondante et extraordinaire et dès qu’on a conscience de ce qui est vraiment important pour soi, chaque année est une opportunité de le réaliser, de le vivre et de l’incarner.
Pas après pas, dans une danse de oui et de non.

Il y a quelques semaines, ma grand-mère m’a renvoyé le miroir que je ne mange plus comme avant, sous-entendu, aux repas, elle ne me voit plus manger comme quatre, sortir de table avec des douleurs à l’estomac et le pantalon ouvert.
Effectivement, depuis deux ans, j’ai développé de plus en plus d’écoute de mon corps en respectant ma sensation physique de faim et ma limite de satiété.

C’est une victoire pour mon écoute.
C’est une victoire pour le respect de mes limites.
C’est une victoire pour mon féminin sacré.

Incarner la justesse de mes besoins et ne plus me trahir.
Ramener mes envies à mes besoins propres.
Faire un peu plus de place à mes envies lumineuses et gagner en véritable plaisir; le profond et élevé plaisir.

Pas celui sur lequel, une fois ressenti, je me retourne pétrifiée de honte et de culpabilité et qui me renvoie à d’autres envies encore plus stériles et vides !
Je parle de celui que je sacrifie par automatisme programmé, par perfectionnisme, pour plaire, ainsi que par peur de mal faire et de ne pas être aimée.
Le plaisir de la pleine satisfaction, celui de toutes mes parts unifiées et en communication, celui de la désobéissance et de la déloyauté à tout ce qu’on m’a appris et montré.
Celui de la nouvelle alliance.

Ce plaisir-là, le chercher partout, en remuant ciel et terre, en multipliant les expériences et une fois trouvé, chercher ailleurs.
A daté d’aujourd’hui, je suis une chasseresse de sensations, une investigatrice de la satisfaction, une amatrice de délectation, une spécialiste du contentement, une fouineuse de l’orgasme, une collectionneuse du bon, une curieuse de réjouissance et une découvreuse de récréations.
Je suis l’Indiana Jones de mes plaisirs ignorés et oubliés, une aventurière à la découverte et à l’exploration de mon temple perdu.

Tout un programme !
Répondre à mes besoins pour gagner en plaisir.
J’en salive à l’avance.

Aussi, de cette année écoulée, je me vois plus mature et cela se mesure au lâcher prise dont j’ai fait preuve (et l’épreuve!).
Dans mes sphères professionnelle et amoureuse, la vie m’a particulièrement initiée à lâcher sur le comment les choses devaient se dérouler et sur le comment les gens sont censés être et faire.
Une gentille tape psycho-spirituelle sur l’épaule de mon perfectionnisme qui a engendré comme un double effet « Kiss Cool » car si cela me rend plus mature, moins bébé capricieux, cela a aussi le don de me rendre plus aimable puisque je n’ai plus envie de tout abandonner au moindre petit désaccord ou imprévu.

Finalement, ma plus belle des récoltes est sans doute d’avoir été capable de grandir et d’étendre mon terrain de jeu/je grâce à la différence.

C’est un fait, je suis un paradoxe, je suis profondément anxieuse et si pleine d’espérance à la fois… mais à chaque fois que je me suis fait violence dans mes ruminations mentales, j’ai pu compter sur ma foi à trouver une solution et très souvent, cette année, la solution a été la différence de l’autre.
J’ai beaucoup, beaucoup, beaucoup observé et écouté !
J’ai cessé de me poser des questions et j’ai écouté l’expérience, celle de mes proches et moins proches qui m’ont partagé leurs sentiments, leurs rêves, leur vision, leur processus, leurs leçons, leurs essais, leurs erreurs et pourquoi ils les voyaient comme ça, leurs réussites, leurs doutes, leur foi.
J’ai mis mes certitudes égotiques de côté et je me suis ouverte à ce qui différait de moi.
J’ai appris à assouplir mes raisonnements grâce à la différence et j’ai élargi mon champ d’action et de justesse.

Alors c’est sûr, niveau souplesse, j’en suis pas au niveau d’une gymnaste olympique roumaine ou de mon prof de Yoga Iyengar mais au vu des opportunités, de l’abondance et des bénédictions que cela m’a déjà apporté depuis cet été, je pourrais au minimum prétendre de m’inscrire à un premier stage !

Avec sincérité,
Goënaëlle

La suite et à paraître:
« Partie 2: mes récoltes d’orties de l’année 2019-2020 écoulée. »

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