Feedback en 3 parties sur ma rentrée initiatique de 202O

Partie 2: Mes récoltes d'orties de l'année 2019-2020 écoulée ou la colère du jean's déchiré qui cache l'Ombre.

M’y revoici !
Dans cet éternel recommencement du cycle des saisons, je profite de cette phase « scorpionesque » pour poursuivre le partage de l’analyse de mes « récoltes » de l’année 2019-2020 écoulée.

J’ose dire « éternel recommencement » parce tant que la terre sera terre, il y aura toujours un automne qui commencera pour donner une chance au printemps suivant et c’est le même principe pour les choses que je ne peux vraiment, vraiment, mais vraiment plus supporter en moi.
Tu peux imaginer de quoi je parle parce que peut-être que toi aussi, en ce moment, tu vis un « éternel recommencement » pénible qui te fait atteindre les plus hauts sommets de la tristesse, de la frustration, te file la haine ou te donne des boutons (de colère) ?

Tu vois bien, ce truc qui revient sans cesse : chaque année c’est la même histoire, c’est le même problème, la même décision qui s’impose et c’est toujours la même conséquence au bout du compte.
Ce truc, entre toi et toi, qui ne dépend que de toi, que tu sais qu’il est bon et temps de changer parce que ça te rapportera éternellement le même lot d’orties et que tu n’as pas l’intention de faire semblant de t’en réjouir en te disant : « Oh c’est pas bien grave, je m’en ferai de la soupe ! »

Fondamentalement, je n’ai rien contre la soupe d’orties, par contre, il y a une soupe imbuvable que je me ressers et que je me coltine depuis 1990 parce que, faut bien que je l’admette : cette année-là, je me suis persuadée et ai gravé dans la tête que j’étais destinée et faite pour ce genre de soupe imbuvable : être invisible.

A l’époque j’avais 14 ans, aujourd’hui j’en ai 44 et pour la « je-ne-sais-quantième-fois depuis cet âge-là, je me retrouve, à enfiler mon jean-s quasiment neuf et à entendre ce bruit de craquement que je reconnaîtrais en mille…
On est à la fin de l’été dernier, je suis rentrée chez moi à Bruxelles, j’ai passé 2 mois au grand air de la forêt, auprès de mon compagnon, à créer mon site internet, en somme, tout va bien, et ce matin-là, je passe ce jean-s qui est, visiblement, déjà si bien usé à l’entre jambes à cause du frottement de mes cuisses, que le tissu ne résiste pas et craque.

Cette histoire-là, c’est l’histoire de ma vie, celle que je connais par coeur.

Ma grand-mère peut en témoigner, elle qui a passé autant de temps sur sa machine à coudre à rapiécer et renforcer l’entre-jambes de tous mes pantalons depuis que j’ai l’âge d’en acheter avec mon argent de poche.

Cette histoire, cette récolte d’orties, ironie du sort, j’en ai soupé !

Aujourd’hui, c’est moi qui craque.
Je ne supporte plus voir mes pantalons, peu importe leur matière, se déchirer à grande vitesse à cause de l’usure provoquée par le frottement de mes cuisses. Avec l’âge et le salaire en conséquence, la seule parade et fausse solution que j’y ai trouvée, c’est d’acheter un jean’s en deux ou trois exemplaires.

A ce stade de mon récit, tu m’entends sûrement venir de loin, avec mes gros sabots d’histoire de femme à grosses cuisses en surpoids et tu pourrais très vite avoir envie de coller l’étiquette « GROSSOPHOBE » sur mon article. C’est légitime.
Je comprends que tu puisses croire que j’ai un problème avec la rondeur, l’épaisseur ou les grandes tailles.
Je sais que je pourrais même m’attirer les foudres de mes copines féministes, de ma nutrithérapeute ou de n’importe quelle nana pro-bienveillante qui est sur le chemin de l’acceptation de son corps !

Que les choses soient claires, je n’ai pas de problème avec le surpoids ou avec les personnes qui ne sont pas minces.

J’ai un problème avec le poids « en trop » que je porte depuis trop longtemps et qui me pèse. Je suis épuisée d’être en surpoids.
Je ne supporte plus de me voir dans un corps qui ne reflète pas le bon et le meilleur que j’espère pour moi et pour lui.

Cette histoire m’a usée…
J’y suis arrivée au bout.
Je suis arrivée au bout de tout ce que je pouvais me plaindre d’elle et de toutes les fausses résolutions que j’ai pu prononcer pour la transformer parce que je n’avais pas creusé assez profondément pour atteindre son origine : ce qui a été semé au départ.

Aujourd’hui, avec cette merveilleuse et fantastique avancée du féminin, des concepts de l’amour inconditionnel et du renversement des dictats, il est de plus en plus difficile de parler du fait qu’on se trouve grosse, moche et pas bien dans sa peau.
Y a comme une interdiction d’avoir envie de mincir ou d’être « autre » !
Je sais qu’en théorie, l’amour et l’acceptation inconditionnelle de soi sont à l’ordre du jour, mais voilà, pour moi, en pratique et au quotidien, c’est pas si simple.

Ce qui n’est pas simple, ce n’est pas tant mes cuisses ou mes bourrelets-amarres-y-en-a-marre.
Ce qui n’est pas simple, c’est d’accepter quelque chose qui n’est pas moi.
Parce que mes 70 kilos actuels qui font déborder ma coupe, c’est le symptôme de quelque chose qui n’est pas moi et qui ne l’a jamais été !
Le réel problème, ce n’est pas d’être ronde ou de prendre du poids.
Le réel problème, c’est ce qui crée ou a créé du surpoids et de l’avoir tellement intégré et assimilé que c’est devenu comme une seconde nature.
Le réel problème c’est d’avoir cru que j’étais invisible face au mépris et à l’indifférence.
Le réel problème est d’avoir créé des mécanismes et une personnalité qui sont devenus naturels et instinctifs pour compenser cette croyance.

Comme une seconde nature, une seconde peau que je confonds avec ma vraie nature.
Une identité, une personnalité habituelle qui a englouti ma vérité, mon essence, ce qui voulait s’exprimer en moi et ce qui voulait prendre sa place dans le monde.
Quand je parle que je ne suis pas bien dans ma peau, d’avoir le désir d’être « autre », c’est parce que sous cette couche de graisse, il y a ma véritable nature qui hurle à la liberté, qui a faim et soif de tous les droits qu’on ne lui a pas permis !

Mes pantalons troués, c’est la récolte (d’orties), la répétition qui représente un passé encore présent dans ma vie.
Ce poids insupportable, en vérité, c’est la conséquence d’une longue trahison de ma conscience, qui a commencé le jour, où, pour ma survie mentale et parce qu’en tant que gamine, je n’avais pas les moyens de faire autrement, je me suis soumise à tolérer l’intolérable.

J’ai commencé à négocier avec ce qui est non négociable en soi.
J’ai commencé à ne plus m’écouter ni me respecter.
J’ai commencé à ne plus me choisir et j’en ai fait une personnalité invisible en béton armé : l’infatigable jouet prêt à satisfaire et l’inusable doudou prêt à réconforter.

C’est arrivé au moment où je quittais l’enfance. J’ai abdiqué, je me suis complètement abandonnée.
J’ai lâché l’espérance, mes désirs, mes intuitions, mes inspirations et mes intentions.
Je me suis forcée à avaler ce que mes parents avaient décidé pour moi depuis très tôt: être condamnée à les aimer et à les satisfaire quoi qu’ils disent et quoi qu’ils fassent.
J’ai accepté cet ignoble marché, celui de faire taire ma conscience en me gavant, pour qu’ils me regardent un peu et me prennent en considération dans leur guerre froide et dans la reconstruction de leur vie respective où visiblement j’étais invisible ou de trop.
D’un côté, une tante me recueillait chez elle le week-end et de l’autre, j’ai passé les sept années qui ont suivi en internat.

Quelle ironie !
Plus je me forçais à être invisible et plus je grossissais.
Plus je grossissais et plus j’avais des remarques humiliantes sur le « trop » que j’avalais.
Plus j’avais ces remarques et plus j’étais en colère.
Plus j’étais en colère et plus j’essayais d’être conforme.
Plus je me forçais à être conforme et plus je faisais craquer mes pantalons.
Plus je me persuadais d’avaler toute cette merde que je voyais et que j’entendais et plus j’ai avalé tout ce qui aurait pu me faire croire, même l’instant d’une seconde, que non, je n’étais pas cette merde.

Non, je ne suis pas invisible.
J’ai un coeur qui bat, une sensibilité, des idées, des envies, des besoins et des rêves.
J’existe !

Même plus tard, à la fin de mon adolescence, lorsqu’il était à nouveau question de me choisir, dans cette étape importante de vie qui invite à se former pour un métier, cela m’a été coupé une fois de plus car j’ai dû en passer par un tribunal pour obtenir ce droit.
Tout ce qui j’y ai entendu m’a broyé le coeur et c’est comme si j’avais été marquée au fer rouge : « Ce n’est pas la peine qu’elle fasse des études, Madame la Juge, c’est une moins que rien. »

J’ai gagné le procès mais j’avais perdu ce qui me restait de coeur et, à nouveau, j’ai choisi de ne pas me choisir.
Mon coeur ayant disparu de la surface de moi-même,  il était impossible pour moi de suivre sa voie: mes talents, mon inspiration et mes intentions. Au lieu de ça, j’ai choisi la sécurité à tout prix et j’ai développé des manières d’être et de faire qui cherchent éperdument l’apaisement immédiat.
Je suis devenue une adulte, une femme impuissante, sidérée, paralysée, sans mains et emmurée, qui n’a eu de cesse de trahir sa conscience croyant en ses faux désirs et par conséquent, en se créant de faux besoins.

Le réel problème n’est pas pas mes grosses cuisses.
Ma réelle souffrance, mon ombre, c’est d’entendre ma véritable nature, ma petite voix, ma conscience, ma divinité intérieure, ma sagesse, peu importe comment on la nomme, et de choisir de ne pas la suivre parce que j’ai été éduquée, conditionnée, formatée, gavée à cela.

En m’écrasant à la volonté de l’autre et en me sacrifiant, j’ai voulu éviter ce que je craignais le plus : la perte de l’autre et l’injustice.
Ce que j’ignorais c’est que plus je m’épuiserais à éviter la perte de l’autre et plus j’allais perdre mon pouvoir de décision et d’action.
Dans une inconscience totale de moi-même, je me suis, alors, toujours projetée dans le désir de l’autre, sans oser dire ma vérité et mine de rien, je suis devenue tout ce que j’ai toujours rejeté : le flambeau parental.

En psychologie, on appelle cela : « porter le projet parental ».

Toutes ces attentes de soumission déposées sur mes épaules, j’en ai développé une personnalité qui, instinctivement, nie sa propre liberté : ses besoins, son potentiel, ses rêves et ses talents.
Ce masochisme a fait de moi une personne très en colère et si je réfléchis bien, je suis en colère depuis bien plus tôt que mon adolescence, au moment où mon intimité de petite fille a été bafouée.

Ce surpoids, c’est ma colère, la colère que je garde à l’intérieur de moi depuis ma petite enfance.
Ma colère, c’est mon besoin d’exprimer ma vérité qui n’est pas respecté.
Ma colère, c’est l’injustice, « l’injustesse », que je retourne contre moi.
Ma colère, c’est mon besoin de répondre à mes besoins et de rester en paix qui m’attend depuis des siècles.
Cette colère, pas la peine d’essayer de la percevoir, je ne la montre jamais, je ne me l’autorise pas. J’aurai toujours la tendance de te dire que tout va ben, et de faire semblant que rien ne me touche. Comme une fausse gentillesse usée et épuisée tout comme le fond de mes pantalons.

Et puis, que se passerait-il si je lâchais la meute de loups aliénés et enragés qui hurlent au fond de moi ?

Mon malheur répété, c’est le manque de liberté.
Mon plus grand regret, c’est d’être injuste, indifférente et maltraitante avec moi-même.
Ma douleur au quotidien, c’est d’ignorer mon corps et ce qui me ferait réellement du bien parce que je m’en impose.
Ma stupéfaction actuelle, c’est de m’apercevoir à quel point je reprends automatiquement le flambeau parental.
Mon dépit honteux est de comprendre que ce surpoids est peut-être une mise en oeuvre inconsciente et manipulatrice pour garder mon statut de victime, soumise, et éviter la responsabilité courageuse de changer.

Ma claque quantique, c’est de prendre conscience que cette année énergétique 2020-2021 est là pour m’aider à guérir mon karma d’autorité et de pouvoir. Toute cette année me ramène à mon histoire et mon identité face à l’autorité et aux abus de pouvoir, dans un seul but : récupérer ma propre puissance en me libérant de toutes ces charges du passé enfouies dans mes tréfonds.

Mon corps et mon souffle appellent à être délier pour respecter la vie qui est en moi et autour de moi.
Que cela me fasse peur ou non, il faudra que je trouve le courage, la force et la puissance de regarder mon « Noir » en face et que je libère mon corps. Je ne peux plus tricher, impossible avec le corps !

Quelque chose d’enfermé doit sortir afin que tout circule à nouveau.
Expulser le maléfice faisant partie de toutes ces mémoires de soumission qui me font encore réagir par pulsions de destruction, d’énervement et de rage que je sens monter en moi ou, en opposition, de complète passivité !
Effacer la trace, l’empreinte, la marque de l’immobilisme par l’abus de pouvoir
Je n’en peux plus de porter le poids de ces mémoires d’injustice.

Tout cela n’est pas moi !
Cette colère n’est pas moi, je ne suis pas cette rage, elles appartiennent au passé.
Et si je considère actuellement que mon corps est mon poison, ce sera lui mon remède !

Alors je plonge dans mon obscurité et par la libération corporelle, par la détente, par le mouvement et par la paix incarnée, je dépasse mon passé.
Je reprends la route de « moi-même » là où je l’avais délaissée.
Je suis libre de faire de nouveaux choix et laisser émerger ma puissance de lumière.
C’est l’aventure que je me souhaite pour cette nouvelle année énergétique 2020-2021.

Avec toute ma vulnérabilité et mon coeur rapiécé,
Goënaëlle

« Tout cela c’était hier.
Je ne suis pas ce passé qui revient.
Je ne suis pas cette mémoire qui me rappelle à hier.
Je ne suis pas ces souvenirs qui remontent.
Je ne suis pas cette façon d’être.
Je ne suis pas ça.
Ça n’est pas moi, ça ne m’appartient plus !
Je le libère et le redonne à l’univers.
Je rends toutes ces forces un peu tordues et tout ce que j’ai pu mettre en place pour me défendre d’une part aliénée de moi-même par rapport à un besoin de pouvoir et de contrôle.
Hier n’est pas aujourd’hui.
Je suis aujourd’hui pour demain. »
Arouna Lipschitz

La suite et à paraître:
 » Ma demande automnale 2020 à l’Archange Michaël, le porteur de glaive, celui qui tranche ce qui nous empêche d’avancer vers la suite de notre évolution. « 
 » Partie 3: Mon intention, mes résolutions pour transmuter le Plomb en Or, mon rêve de renouvellement et ma graine: JE SUIS  »

Partager sur facebook
Facebook