Nouvelle Lune en Cancer du 29.06.22 / Astrologie initiatique

Pure shores – All Saints – Pures rivages

J’ai traversé le désert sur des kilomètres
Nagé dans l’eau pendant longtemps
Recherchant des endroits, pour trouver
Un morceau de quelque chose que je pourrais appeler « chez moi » (j’arrive)
Un endroit qui serait à moi (j’arrive)
J’arrive près de toi

J’ai couru le long de nombreuses landes
Traversé plusieurs portes
L’endroit où je veux être 
Est-ce l’endroit que je peux appeler « chez moi » ? (j’arrive)
Un endroit qui sera à moi (j’arrive)
Se rapprochant de toi

Je bouge, j’arrive
Peux-tu entendre ce que j’entends ?
Cela t’appelle, ma chérie
Ce paradis hors de portée (Emmène-moi sur ma plage !)
Je peux l’entendre t’appeler
J’arrive, sans me noyer
Nageant près de toi

Je n’ai jamais été ici avant
Je suis intriguée, je suis inquiète
Je recherche plus encore
Et j’ai quelque chose qui est tout à moi
J’ai quelque chose qui est tout à moi

Emmène-moi quelque part où je peux respirer
J’ai tellement de choses à voir
C’est là que je veux être
Dans un endroit que je peux appeler « chez moi »
Dans un endroit que je peux appeler « chez moi »

Je bouge, j’arrive
Peux-tu entendre ce que j’entends ?
Cela t’appelle, ma chérie,
Ce paradis hors de portée, (Emmène-moi sur ma plage !)
Je peux l’entendre t’appeler,
J’arrive, sans me noyer,
Nageant près de toi.

Bouger, arriver
Peux-tu entendre ce que j’entends ? (Écoute-le, hors de portée)
J’entends que cela t’appelle
Nageant près de toi

Tant de visages que j’ai vus
Tant d’endroits où j’ai été
J’ai marché dans les déserts, nagé près des rivages (me rapprochant de toi)
Tant de visages que j’ai connus
Tant de façons dont j’ai grandi
Me rapprochant de moi-même (me rapprochant de toi)

Je bouge, je le sens
J’arrive, sans me noyer
Je bouge, je le sens
J’arrive, sans me noyer 

Sentez-vous l’idée du cheminement, de la croissance, de l’intimité et du foyer dans ces paroles ?
Sentez-vous cette idée se de rapprocher de soi pour atteindre ce rivage pure en nous, où, nous nos sentons chez nous ?
Cette intimité, ce foyer où nous nous sentons en sécurité et en création ! 
Atteindre cet inaccessible paradis n’est possible que si nous écoutons l’appel et y répondons.

Dans cette aventure intrigante et inquiétante, nous nous jetons à l’eau.
Nous nous jetons dans l’océan de notre histoire et nous mouillons notre chemise : la morve de nos désillusions, les sueurs de nos angoisses, les vomis de nos écœurements, les crachats de nos colères, les suées de nos efforts jusqu’au larmes de notre joie profonde qui nous remplit de quelque chose qui n’est plus en lutte.
L’enfer et le diable en nous qui nous divisait fait place au Paradis qui nous réunit: telle est la quête de l’Héroïne.

Connaissez-vous Martin Schulman et son allégorie sur le Zodiaque ?
On y raconte que c’était le matin, Dieu se tenait devant ses douze enfants et il planta en chacun d’eux une semence de vie humaine. Ils se présentèrent à lui un par un pour recevoir les dons qui leur étaient respectivement assignés.
Quand le Cancer se présenta, voici ce que Dieu lui dit :
« A toi, Cancer, Je donne la tâche d’enseigner l’émotion aux hommes. Mon idée pour toi est de provoquer leurs rires et leurs larmes, pour que ce qu’ils vivent et pensent crée la plénitude au-dedans d’eux. Pour cela, Je te fais don de la famille afin que ta plénitude puisse la rendre prospère. »
Et le Cancer retourna à sa place …

Vous l’avez compris, le temps du Cancer est une invitation à traverser nos émotions, nos sentiments et nos souvenirs dans un seul but : trouver et créer notre propre famille et notre foyer.
Et ça commence avec soi-même, au dedans de nous-même !
Chercher, bouger, trouver et nourrir les accomplissements appelés par notre âme a l’effet miraculeux de créer en nous une réelle plénitude et stabilité.
Nous nageons et nous décidons de sortir du chaos émotionnel qui nous maintient petites et dépendante.
Nous quittons l’instabilité mais nous restons en mouvement.
Nous avons décidé que ce ne serait ni la peur, ni le manque, ni notre honte, ni notre loyauté mal placée qui déciderait pour nous et nous empêcherait de vivre heureuses.
Toute cette eau fait miroir et nous pouvons voir à quoi il est salutaire et vital de se détacher et de s’accrocher !

Nous sommes les éternelles voyageuses à la recherche du nid chaud et douillet mais l’histoire universelle nous apprend que c’est une histoire qui nous ramènera encore et toujours à nous-même et non à l’extérieur.
Nous traversons les abysses de notre histoire, nos modèles et nos références.
Nous traversons la Mère et nous la quittons pour atteindre notre plage : notre individualité, notre intimé, notre foyer, nos besoins, bref, notre Paradis.

Oui, l’étape du Cancer nous invite à quitter notre mère pour nous autoriser à vivre quelque chose de grand et de surprenant.
D’enfant, nous devenons mère !

En cette entrée dans l’été, nous aspirons à découvrir le lieu où nous pourrons déposer nos bagages en toute sécurité.
Et le réel sentiment de sécurité ne peut venir que de l’intérieur !
Il est possible parce nous intégrons, depuis le Printemps, les qualités proposées par les 3 signes précédents : la volonté affirmée du Bélier, l’amour nourrissant et sensuel du Taureau et la pensée curieuse, ouverte et intelligente des Gémeaux.
La Cancer n’a d’autre but que de les faire siennes !
Avec lui, nous apprenons à nous placer au centre de nous-même et nous nous familiarisons avec l’emploi individuel de ces 3 qualités.

Plus j’accepte de quitter ma mère, plus que je gagne en confiance pour assurer ma sécurité : me nourrir et me protéger tout en veillant à rester dans le mouvement de mon éternelle croissance et épanouissement.
Plus je vais à la rencontre de mes émotions et de mes vieux souvenirs qui hantent ma vie, plus je peux agir pour lever les blocages qui bloque la circulation de mes énergies vitales !

Dois-je rappeler ce que produit une eau qui ne circule plus et qui stagne ?
Dois-je rappeler ce qui se produit quand la mer décide de déborder et de ne pas se retirer ?

C’est tout l’enjeu de cette lunaison: aller à la rencontre de toutes nos eaux stagnantes qui empêchent la libre circulation de l’énergie vitale en nous et, ainsi, gagner en stabilité émotionnelle.


Avec des bisous d’intention d’écraser toute forme de sentimentalisme et de rapport infantile par rapport aux autres, à l’environnement et la mère.
Goënaëlle